Réduction de l’impact paysager, restauration des fonctionnalités écologiques, renforcement des services écosystémiques… Les objectifs des opérations de végétalisation à vocation écologique et paysagère sont multiples. Après les avoir définis et pour les exprimer pleinement, les projets doivent s’inscrire dans un ensemble d’actions cohérentes et globales, adaptées aux particularités et contexte de chaque site.
Tout projet de végétalisation nécessite un diagnostic préalable consistant à :
1 Caractériser le patrimoine naturel en présence sur le site et ses abords immédiats : la flore et la faune, les ensembles de végétation, etc.
2 Identifier les principaux facteurs écologiques importants pour les végétaux : l’altitude, la pente, l’exposition, la nature des sols (pH, humidité, texture), etc.
3 Décrire les pratiques de gestion et usages en cours, voire futurs si un changement de vocation est en perspective : apport d'amendements, travail du sol, fauche, fréquentation du public, etc.
4 Décrire des contraintes éventuelles : résultat “esthétique” à court terme, risque érosif, présence d’espèces exotiques envahissantes, passage de véhicules ou de piétons, etc.
Ce diagnostic est la clé pour estimer si une opération de végétalisation est réellement nécessaire. Il peut tout autant conduire à laisser la flore spontanée s’exprimer et valoriser l’existant en ajustant les mesures de gestion ou en régulant les usages.
peut vous conduire à valoriser les végétaux sauvages et locaux par un simple ajustement de gestion.
Les régions d’origine définies par la marque “Végétal local” ciblent les végétaux les plus adaptés au contexte écologique du chantier cible. Elles s’appuient sur de grandes entités éco-paysagères et naturelles qui diffèrent des découpages administratifs. La région Nouvelle-Aquitaine est ainsi couverte par 5 régions d’origine :
En savoir plus sur les caractéristiques de chaque région d’origine
Ces régions d’origine sont subdivisées en unités naturelles qui présentent des caractéristiques propres (climat, sols, relief…). Par exemple, la Frange littorale du sud-ouest a un climat océanique et des sols sableux acides, tandis que le Périgord est vallonné, calcaire et influencé par un climat submontagnard. Ces différences écologiques impliquent que la répartition des espèces végétales varie d’une unité à l’autre. Pour autant, il existe des espèces “ubiquistes”, adaptées à des contextes variés comme l’Achillée millefeuille. Ainsi la composition d’une palette végétale dépendra de son emplacement dans le sud-ouest. Pour une haie champêtre par exemple, genêt, ajoncs, bourdaine sont incontournables dans le triangle landais ; ils seront remplacés par de l’érable champêtre et du houblon sur les Coteaux de la Garonne.
Conservatoires botaniques nationaux, conservatoires d’espaces naturels, parcs naturels régionaux, etc. Ces acteurs ont une connaissance fine des plantes liées aux unités naturelles des régions d’origine. Cette expertise est un atout pour l’appui technique apporté aux porteurs de projets
Pour vous aider à choisir au mieux les espèces à valoriser dans vos projets, vous trouverez ci-après 4 outils indispensables. Pour vous accompagner, vous pouvez vous tourner vers les correspondants locaux de la marque Végétal local
D’autres outils ont été déployés et pourraient vous être utiles :